
Quand, hier, Electronic Arts a annoncé Battlefield 1943, nous avons
eu une double surprise: nous avions vu le jeu la veille, et il
s'appelait alors Battlefield 1943 Pacific. Et surtout, nous avions
signé un papier nous interdisant d'en parler avant maintenant.
BF1943 n'est pas vraiment un nouveau Battlefield, mais un petit jeu
vendu pas trop cher pour que la marque reste forte en attendant les
prochains « vrais » BF (Bad Company 2 en fin d'année, et peut-être un
jour, même si rien n'est confirmé, Battlefield 3). Patrick Liu, le
producteur du jeu, nous l'a présenté comme un jeu simplifié, plus
facile d'accès, mais pas casual pour autant. Ca ne veut pas dire grand
chose, et on a donc arrêté d'écouter.
Le principe de BF1943 est de faire un remake rapide de BF1942 avec le
Frostbite Engine, le moteur de Battlefield Bad Company. Depuis ce
dernier, le moteur a été un peu amélioré (on peut désormais raser
complètement les bâtiments par exemple). Le jeu ne contiendra que
trois cartes, issues de BF42 : Wake Island, Iwo Jima et Guadalcanal.
Ce ne seront pas des transpositions exactes des maps d'origine,
puisque, pour rendre le jeu plus accessible, DICE a décidé de toutes
les rendre à peu près symétriques.

Dans le cas de Wake, la seule map montrée mercredi, ça voulait dire
que chaque équipe débutait sur un porte-avion (désormais impossible à
déplacer et insubmersible) en bout de map et devait remonter son côté
de l'île. Pour rendre le jeu plus simple (toujours), DICE affiche à
l'écran un curseur indiquant au joueur où il devrait aller pour avoir
de l'action et tuer des gens. Les deux camps sont US et Japon. DICE a
décidé de n'intégrer qu'un seul mode de jeu : Conquest. Il y aura cinq
points de contrôle par carte.
Côté gameplay, le feeling est identique à celui de Bad Company, au
point que ça donne l'impression de voir le multi de celui-ci reskinné
en mode Seconde Guerre mondiale. Il n'y aura que trois classes
disponibles :
- Rifleman, équipé d'un fusil semi-auto avec
lance-grenades, une baillonette et des grenades en
plus - Infantry, avec SMG, bazooka, clef à molette pour réparer
les véhicules (et frapper), plus des grenades toujours - Scout,
avec fusil de snipe, dynamite, pistolet et arme blanche (couteau côté
US, sabre côté Jap).

Par ailleurs, il y a, à peu près au centre de la map, un point d'où
on peut appeler un raid aérien. Durant ce raid aérien, le joueur est
invincible dans son abri : les trois avions peuvent en revanche être
abattus par la DCA ou d'autres chasseurs.
Il y a quatre types de véhicules :
- jeep (rapide, zéro
blindage, arme montée pour un deuxième joueur) - tank (lent,
gros blindage, gros canon) - Barge (maritime, arme montée,
transport de troupes) - Chasseur (aérien, rapide, mitrailleuse
et bombes)

Autre simplification : on regagne de la santé automatiquement en
restant immobile (et sans être touché) pendant quelques instants. Par
ailleurs, c'est presque le même système qui s'applique aux munitions :
on regagne automatiquement des munitions (quelle que soit l'arme) au
bout d'un temps défini, mais assez court. Les mouvements du joueur
sont les mêmes que dans Bad Company : on ne peut ni leaner ni
s'allonger, mais on peut sprinter (pas trop longtemps) et croucher. Il
y a de l'ironsight, mais apparemment seulement sur la M1 et le
bazooka.
Contrairement aux BF récents, le jeu ne proposera aucun unlock, mais
affichera des médailles dans certains cas. Complètement inutiles, du
coup. On ne l'a pas vu, mais selon Patrick Liu, le jeu contiendra un
système de squad, avec respawn sur le leader. DICE n'a pas encore
décidé si le friendly fire sera activé ou pas dans le jeu.

Et la grosse mauvaise nouvelle : à cause des limitations techniques
du Frostbite Engine, le jeu est limité à 24 joueurs, donc du 12 vs 12.
BF1943 ne proposera pas de bot, mais il devrait y avoir du
matchmaking.
Battlefield 1943 devrait sortir cet été, sur PC, XBLA et PSN. Le jeu
pèsera 350 Mo. Officiellement, aucun prix n'a été fixé, mais Patrick
Liu a laissé échapper un
«15 bucks». Il a également ajouté que
DICE et EA sortiraient peut-être des maps supplémentaires par la suite
(qu'on imagine payantes, vue la tradition).
Pour un jeu développé en quelques mois (les prototypes datent de
l'été dernier) par une toute petite équipe de DICE, ça n'est pas
mauvais, d'autant que le jeu mélange le gameplay de Bad Company avec
les vieilles maps de Battlefield 1942. Mais ça n'a du coup rien de
spécialement excitant, tant il y a une impression, justifiée, de déjà
vu. Trois cartes, trois classes et une poignée d'armes pour 15 euros ?
La démo de BF: Bad Company contient à peu prêt autant de contenu et
elle est gratuite.